Un peu d’histoire

En patois, Besse signifie « bouleau » arbre très répandu aux alentours.

Première mention écrite du village en est faite dans un texte du 11e siècle (1086) à propos de son église en mauvais état, ce qui prouve que l’origine du village est fort ancienne.

Village aujourd’hui en voie de classement qui a su conserver son aspect traditionnel ; il est installé à l’adret sur une pente particulièrement ensoleillée.

Paul Hustache, instituteur, originaire du pays en a écrit une histoire où se mêlent légendes et réalités (monographie en vente à la Maison des Alpages). Ce village fut pendant longtemps un des plus peuplés de l’Oisans puisqu’il a compté au 19e siècle jusqu’à plus de 1000 habitants, rivalisant ainsi avec le chef-lieu Bourg d’Oisans. Le protestantisme y prospéra jusqu’à la révocation de l’Edit de Nantes (1685) qui vida le village d’une partie de ses habitants.

C’était un village d’agriculteurs vivant chichement, en autarcie, des produits de la terre (seigle, orge, avoine…) et de l’élevage. Les hommes s’exilaient souvent l’hiver en particulier comme colporteurs, abandonnant aux soins des femmes vieillards, enfants et cheptel.

Dès le début du 19e siècle, au temps fort de l’essor industriel, l’exode rural dépeupla progressivement le village, qui serait aujourd’hui moribond s’il n’y avait la proximité des stations de sports d’hiver, et on voit avec plaisir de jeunes couples à nouveau s’y installer.

Situé au sud du département de l’Isère, il est limitrophe avec les départements des Hautes-Alpes et de la Savoie. La Savoie n’étant rattachée à la France que depuis 1860, il y avait auparavant, installé au village, un escadron des douanes chargé de traquer la contrebande montagnarde particulièrement aisée en ces lieux difficiles d’accès.

Il ne subsiste à Besse que deux exploitations agricoles, mais le territoire communal est vaste et offre aux transhumants de magnifiques pentes herbeuses qu’ils regagnent au printemps. Environ douze mille moutons et 350 vaches « colonisent » les pâturages l’été, avant de fuir l’hiver vers des lieux plus hospitaliers.

Ainsi, continue à vivre le village entre tradition et modernité.

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